Emballage en France : Proximité, Vitalité, Souveraineté
Le Conseil National de l’Emballage publie “Emballage en France”, une monographie inédite du secteur pour en faire reconnaître son importance stratégique au coeur de l’économie française.
Fruit d’un travail collectif mené sur plusieurs mois avec l’ensemble des adhérents du CNE, ce document d’une centaine de pages propose, pour la première fois, une lecture globale du secteur, de la conception à la fin de vie des emballages – tous matériaux et usages confondus. Il vise à mieux objectiver son poids économique, social, industriel et territorial, et à contribuer à sa reconnaissance comme filière industrielle à part entière.
« L’emballage est souvent perçu dans le débat public par le prisme de sa seule fin de vie. Il demeure l’un des grands oubliés de l’économie française », rappelle Michel Fontaine, Président du CNE. Pourtant, il constitue un maillon essentiel de notre économie et de toutes les chaînes de valeur : il protège, transporte, conserve, informe, rend les produits accessibles et permet leur mise sur le marché dans des conditions de sécurité, de qualité et de performance adaptées.
Les chiffres consolidés dans le rapport soulignent l’importance de cette réalité industrielle : plus de 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 175 000 emplois directs, environ 7 500 sites industriels ou organisations répartis sur l’ensemble du territoire. Par son poids économique et social, il se situe à des niveaux comparables à ceux de grandes filières emblématiques de notre économie, comme l’aéronautique civile ou l’industrie cosmétique.
Chaque année 13 millions de tonnes d’emballages sont mises en circulation en France, dont près de 70 % sont recyclées, avec 80 % du recyclage réalisé sur le territoire national.
Au-delà de ces données qui donnent la mesure du secteur, le rapport met en lumière trois dimensions structurantes de cette activité essentielle :
- Vitalité, d’abord, car l’emballage mobilise une grande diversité de métiers, de compétences et de technologies, de la R&D au recyclage, en passant par les matériaux, la fabrication, le conditionnement, la logistique, le réemploi et les laboratoires. Il accompagne les grandes mutations sociétales et les évolutions des modes de consommation, du e-commerce à la vente en vrac, de la santé au luxe, des circuits courts à la consommation nomade.
- Proximité, ensuite, car l’emballage repose sur un maillage dense d’usines, de transformateurs, de centres techniques ou universitaires, de plateformes logistiques, de centres de tri, de recycleurs, de laveurs et de structures d’expertise, au plus près des bassins industriels, agricoles et logistiques qu’il sert.
- Souveraineté, enfin, car la robustesse de la chaîne de valeur de l’emballage conditionne directement celle de secteurs essentiels de l’économie française : agroalimentaire, santé, cosmétique, vins et spiritueux, luxe, distribution, restauration ou e-commerce. Le rapport rappelle ainsi que l’emballage ne constitue pas une activité périphérique, mais une infrastructure industrielle indispensable au fonctionnement de l’économie réelle.
Dans un contexte de transformation profonde — décarbonation, économie circulaire, réemploi, recyclabilité, évolution des REP, harmonisation européenne avec la PPWR — le CNE entend faire de cette publication un outil de référence pour éclairer le débat public, valoriser les savoir-faire de la filière et promouvoir le concept de Juste Emballage : un emballage conçu au bénéfice du produit, de ses utilisateurs et de l’environnement.
« Ce travail constitue une première pierre pour faire reconnaître l’emballage comme une filière industrielle stratégique, essentielle à notre économie, à nos territoires et à notre souveraineté. L’enjeu n’est pas seulement de mieux comprendre le secteur, mais de lui redonner toute la place qu’il mérite dans notre récit industriel collectif et dans les politiques publiques », résume Antoine Salles, Délégué Général du CNE.
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Photo de Securikett







